Gros maigres, comment les localiser, les pêcher et les relacher?

J’adore pêcher en mer durant les mois d’été, non pas parce qu’il fait chaud mais plutôt parce que nos pertuis sont peuplés de maigres. Ce poisson remarquable est très combatif et prend souvent des dimensions exceptionnelles. Il est très apprécié des pêcheurs sportifs.

Dans cet article, je vais vous donner de nombreuses ficelles pour dénicher ce poisson fabuleux.

 

Comment les localiser

On peut le rencontrer dans tout type de profondeur, puisque chaque année, des chasseurs sous marins en attrapent dans quelques mètres de fond.

Il se trouve quand même en général dans des profondeurs d’au moins dix mètres, et jusqu’à 50 mètres environ. La profondeur n’aura aucune influence sur la taille des poissons rencontrés, les plus gros ne seront pas forcément sur les zones les plus profondes. Leurs habitats sont cependant assez simples à localiser et déterminent souvent la taille des poissons pêchés. Comme les sandres ou les bars, ils affectionnent tous les obstacles du fond, qui leur offrent abris et nourriture. Les épaves sont donc des postes de choix, mais les nombreuses remontées rocheuses sont aussi très bonnes. Comme en eau douce pour le black bass par exemple, on trouvera souvent les plus gros sur des postes bien marqués, une racine, sous une barque ou sur une cassure par exemple, et bien là, c’est pareil, les gros ne seront pas n’importe où. Adeptes du moindre effort, ils seront là où on trouve à manger facilement, sans trop se fatiguer.

 

La plupart des poissons pêchés rejettent leur dernier repas en surface, ce qui laisse apparaître de quoi ils se nourrissent. Ils semblent assez opportunistes, mais on y trouve quand même le plus souvent des poissons (tacaud, chinchard, anchois) et céphalopodes, parfois quelques crabes, mais ça reste assez rare, au contraire du bar. On a aussi remarqué que sur certaines zones autour de la rochelle, ils rejetaient des queues de langoustes…opportunistes je vous disais !

Ce poisson aiment les tacauds, aiment les cassures, ok, mais où se situent-ils sur une remontée ? Face au courant sur le haut du plateau, à l’abri en bordure de cassure ou au fond, dans le creux de la cassure ?

Je dirais que ça dépend des situations. Admettons que la zone soit frappée par des courants violents, de l’ordre de 3 nœuds, les maigres auront alors tendance à se mettre en lisière de cassure, où le contre courant se forme. Ils seront alors plaqués au fond et très difficiles à repérer à l’échosondeur. Dans des courants moins puissants, autour de 1 nœud,  le poisson sera en général sur le plateau, et d’autant plus regroupés, d’où l’apparition de boule au sondeur. Enfin, si vous les énervez trop, ils auront vite tendance à se déplacer et le plus souvent, on les retrouvera dans le creux, derrière la cassure.

Pas toujours évident donc de les repérer, c’est pourquoi l’utilisation d’un bon matériel de cartographie et de sondeur est primordiale dans cette pêche.

Le logiciel MAXSEA 3D nous a apporté énormément sur la recherche de ce poisson, si bien que maintenant, on retrouve des poissons sur des postes parfaitement déterminés, à 2 mètres près, le tout dans 50 mètres de fond ! Raccordé au sondeur et au Gps, l’ordinateur recalcule la profondeur par rapport aux heures et coefficient et retrace la carte 3 D de la zone pêchée, meurtrier !

Il permet aussi de se placer de manière extrêmement précise, au mètre près, ce qui est très souvent déterminant sur les maigres.

Ce logiciel coûte cependant assez cher et est un outil de professionnels, sans aucun doute. Cependant, une version allégée est sortie récemment, Maxsea Sportfishing, allégée au niveau du prix avant tout !

Un bon sondeur est aussi un atout énorme dans la pêche aux maigres. Il permet de repérer les échos de poissons d’une part, mais surtout, si il est équipé d’une sonde traversante, de repérer les roches creuses, véritables repères à gros poissons. Il convient de ne pas se précipiter dans l’achat de son sondeur. Les combinés Humminbird avec sonde traversante donnent une image particulièrement représentative du fond, mais encore faut il savoir le lire ! La plongée nous a été très profitable à ce niveau car elle nous a permis d’apprendre à lire le sondeur sur des roches déjà connues, de se représenter mentalement d’autre roches plus profondes et donc de comprendre pourquoi les poissons sont positionnés de telle ou telle manière.

 

 

Comment les pêcher ?

Admettons que vous ayez trouvé un spot prometteur et que l’échosondeur est formel, il y a de la présence en dessous, il faut maintenant arriver à les faire mordre. Il y a quelques années, c’était simple de les prendre, ils mordaient à tout ce qui bouge. Depuis, on constate chaque année que les poissons pris pèsent 1 à 2 kilos de plus et sont de plus en plus méfiants, on pêche donc une même génération de poissons d’année en année, mais ils s’éduquent avec le temps et sont de plus en plus capricieux. Il y a toujours moyen de les prendre cependant. Le maigre est un carnassier très agressif, pour peu qu’on lui mette ce qu’il aime.

Le leurre souple est une valeur sûre pour ce poisson, ça a été efficace, ça l’est toujours, et ça le sera encore pour un moment je pense. Cependant, alors qu’avant, on pouvait pêcher avec des montages grossiers, il a fallu affiner les choses petit à petit, si bien qu’aujourd’hui, les plus belles pêches sont faites au slug, avec des petits modèles (Snoop 130, slug go el salto, Twitch) ou au shad, mais toujours de petites tailles, aux alentours des 12 cm le plus souvent. On peut cependant avoir besoin de pêcher plus gros et plus lourd lorsqu’il y a du vent, dans ce cas, il vaut mieux troquer son leurre souple pour un gros modèle plutôt que de ne rien sentir. Les couleurs ne sont pas le premier critère de choix encore une fois, le plus important étant de pêcher le plus léger possible pour avoir une action très naturelle. Je compte en général un gramme par mètre de fond, parfois moins, ce qui me fait souvent pêcher avec des montages très légers. On a aussi bien pris du maigre de plus de quinze kilos sur des leurres aux coloris naturels que sur du flashy, et ceci dans des couleurs d’eau similaires, donc pas de quoi fabuler…

 

Le jig est parfois un excellent leurre, à privilégier dans les moments de faibles courants. Il m’a permis de sortir cette saison de nombreux maigres alors qu’ils ne mordaient pas au leurre souple. Si j’ai bien deux modèles à conseiller, ce serait la Sea rock en 90 gr et l’orion jig en 60 gr…vous avez compris, du petit jig trapu en somme, ils en sont fous ! Oubliez à tout prix les hameçons triples, ça abîme le poisson et en plus, on en décroche un maximum. Ce que je vous conseille, c’est de les monter avec un assist hook assez court. Si vous ne trouvez pas votre bonheur, une bonne tresse à silure Canelle, un hameçon 5/0 et hop, le voilà votre assist hook, c’est comme ça que je procède personnellement. Avec l’assist hook, vous aurez moins de décrochés, des poissons piqués le plus souvent dans le dur de la mâchoire supérieure, le top.

 

Le madai jig fonctionne bien aussi, mais je n’ai pas assez pêché avec pour en parler réellement. Le thasis jig de Molix prend du poisson, tout comme le duel, cependant l’animation est un peu molle et les tacauds ont souvent de l’appétit là-dessus, donc à éviter sur les zones trop peuplées en tacauds.

 

Nous arrivons maintenant à mes techniques favorites, le vif et mort manié. Ce sont incontestablement les techniques les plus efficaces en terme de nombres mais surtout de tailles de poissons ! Ce sont aussi les techniques les plus galères à mettre en place, surtout pour le vif.

Je vais vous donner quelques astuces si vous souhaitez vous y essayer. Je vous dis ceci à titre purement informatif, en 2008, 19 gros maigres ont été capturés sur le bateau de mon père, seulement 2 au leurre souple…

 

Commençons par la pêche au mort manié. Elle s’apparente à une pêche au leurre souple, pour ce qui est de l’animation, cependant la taille de l’appât, le montage et la touche sont complètement différents. En général, nous utilisons du maquereau, qui est un appât au top, mais les chinchards sont aussi bons, seulement plus difficiles à se procurer en général. Le tacaud fait aussi l’affaire, même si sa nage sur la monture est moins bonne, à cause de son appui sur l’eau qui est trop important. La taille du vif ou du mort doit osciller entre quinze et trente cinq centimètres, trop petit, vous ferez tout simplement du tacaud ou le premier petit bar croisé, trop gros…on n’est pas non plus aux marlins ! La fraîcheur de l’appât est très importante, le poisson ne doit pas prendre le chaud sinon les touches ne se concrétiseront pas. Le mieux est d’avoir un vivier dans lequel on garde les vifs et on se sert au fur et à mesure. Au pire, une glacière avec de la glace achetée en criée permettra aussi de garder les maquereaux bien frais et donc pêchant. On le voit notamment sur les congres, qui ne font qu’une bouchée d’un maquereau frais alors qu’ils hésitent un moment sur du maquereau de plusieurs jours. Le peu de fois où nous avons essayé au calmar mort manié, les touches ont été au rendez vous, seulement les petits malins sont en général partis avec seulement le calmar.

Les montures utilisées sont des montures maison, type monture à épingle, armé d’une tige inox au lieu du cuivre qui s’oxyde et d’un brin de 50/100 avec un triple planté sur le dos du poisson, simple mais efficace ! Les poids des montures varient de 30 à 150 grammes, suivant la taille et le type de vif utilisé. Il y aura par exemple moins besoin de plombé un maquereau qu’un tacaud puisqu’il sera plus dense et aura moins de résistance à l’eau. Il m’est arrivé de pêcher avec des morts maniés vraiment énormes, comme du maquereau espagnol de 800 grammes ou du chinchards de 35 cm, à défaut d’autre chose. Et bien croyez moi, même un maigre de 3 kilos, si il est décidé, n’en fera qu’une bouchée. Le plus de cette technique, c’est que bien souvent, quand les poissons ne mordent pas sur une zone au leurre et que pourtant, le peu d’écho repéré semble être du maigre, le mort manié ne tarde pas à les faire trahir leurs présence. Bien souvent, on ressent de toutes petites touches, sans suite et en relevant, on découvre en fait une trace de morsure sur le vif avec les trous des dents de maigre, particulièrement reconnaissables. Il arrive cependant que malgré tout, le mort manié reste improductif, tout comme le leurre sous toutes ses formes. C’est à ce moment qu’il faut sortir les mitraillettes et essayer de faire des vifs, car ce sera comme ça qu’ils mordront.

 

Le vif reste de loin la meilleure technique. C’est comme en eau douce où il n’y a qu’à voir les résultats des anciens sur le brochet et le sandre, alors qu’ils savent à peine tenir une canne, affolant ! Le secret pour moi réside dans les vibrations qu’émet un vif en détresse et qui rend complètement tarés les prédateurs. Pour cette pêche, tous les vifs peuvent être efficace, j’en ai testé un grand nombre et tout marche, à condition tout de même que votre vif soit bien en mouvement. De l’orphie au tacaud, en passant par les maquereaux, chinchards et même encornet, tout fonctionne, tant que c’est bien remuant ! L          a pratique nous montre en effet que si quelqu’un prend un poisson au vif, il va remonter son poisson, sans le vif le plus souvent, va en remettre un tout frétillant et qui aura la touche à la dérive suivante, le vif qui s’excite dans tous les sens ou ceux qui ont déjà fait 10 dérives et qui suivent tranquillement le mouvement maintenant, je vous laisse deviner…C’est pour ça que bien souvent, un client peut attraper plusieurs poissons à la suite, alors que les autres regardent le spectacle, avec leurs vifs fatigués. Ils nous arrivent même d’échanger les cannes entre les pêcheurs, de manière à donner les vifs plus frais à ceux qui n’ont pas encore pris de poissons… Mais je m’égare là !

Donc je disais que tous les vifs étaient susceptibles d’intéresser un maigre, mon choix se porte cependant sur les chinchards et maquereaux, qui restent des appâts de choix tout au long de l’année. Le chinchard a le petit plus qu’il est extrêmement robuste et qu’il peut tenir des heures sur une monture si celle-ci ne l’abîme pas. Ils sont aussi souvent moins gros, ce qui permet les journées où le poisson ne prend pas franchement d’assurer des prises plus facilement.

Deux montages sont bien adaptés pour les pêches chez nous, le montage potence et un montage de type fireball, qui permet de passer au plus près du fond. Le premier montage est très utile sur les roches qui accrochent beaucoup et s’utilise avant tout avec de petits vifs comme les chinchards. Il s’agit de créer une potence fixe d’environ 30 cm, décollée de moins d’un mètre du fond, souvent aux alentours de 50 cm. On fixera sur la potence un hameçon simple 5/0 octopus et sur le brin du bas un plomb d’arlesay plus ou moins lourd, suivant la profondeur et la taille du vif. L’intêret de ce montage est qu’il permet de pêcher très facilement en posant simplement son plomb sur le fond et en tendant la bannière.  Le second montage permet d’être encore plus précis mais nécessite une certaine pratique car la pêche peut vite tourner au drame si l’on ne sent pas bien les choses et que l’on s’accroche sans arrêt. Il s’agit de fixer sur un bas de ligne en 40/100 environ un hameçon octopus précédé juste au dessus d’un plomb coulissant et suivi d’un triple sur une empile ajustée à la taille des vifs. Cette technique convient mieux au maquereau car elle bride un peu plus la nage du poisson et le maquereau aurait tendance à embarquer le premier montage.

 

Quelques points importants à savoir, valables pour les deux montages :

-La touche sur un montage vif peut être soit violente, soit extrêmement discrète. Le maigre peut très bien prendre le vif et partir comme un fou dans l’autre sens ou alors le mordiller surplace. Dans tous les cas, le ferrage doit être un petit peu différé, et ne doit pas être fait sans sentir réellement le poisson partir avec le vif. En général, la touche se caractérise par deux trois petites touches, suivies d’une tirée lente et lourde, dans les 5 secondes suivantes, mais il peut parfois se passer 20 secondes avant que le maigre parte vraiment, patience et sang froid sont les maîtres mots ! Les leurristes ont souvent un temps d’adaptation durant lequel ils ferret trop tôt et ratent leur poisson. Donc n’hésitez pas à prendre votre temps, et sentez le moment opportun.

 

-Sur une pêche au vif, la position de canne doit être quasiment verticale. En effet, le maigre qui tapera sur le vif relâchera si il ressent trop de tension. Cette position de canne permettra d’amortir le départ et d’avoir le temps de se placer idéalement pour ferrer. Si besoin est, et en général, il y a besoin, il ne faut pas hésiter à redonner du fil pour se replacer canne très haute, jusqu’à ce que le maigre soit réellement décidé à partir.

- Le moulinet doit être bien desserré et le ferrage doit se faire le doigt sur la bobine car d’une part, les poissons pris au vif sont en général plus gros que ceux pris aux leurres sur une même zone et en plus, ils ont tendance à être d’autant plus énervés quand ils se font avoir aux vifs. Bien trop de poissons sont perdus à cause de ça et c’est bien dommage, il suffit juste de desserrer un peu le frein et de laisser filer sur le premier rush !

 

-Le matériel casting est à privilégier une fois de plus, car il permettra de rendre la main bien plus facilement par simple pression du pouce sur la gâchette, et donc de ne jamais perdre le contact avec le poisson avant de le ferrer. Une puissance Heavy sera parfaitement adaptée à cette pêche. Pour ma part, je pêche avec un ensemble Shinjin casting heavy et caiman 201, et niveau puissance, c’est parfait! 

 

Savoir les relâcher, une technique que tout le monde doit apprendre !

 

Si vous suivez les diverses conseils que je vous ai donnés jusqu’ici, il est très probable que vous croisiez la route de quelques maigrets. Cependant, la ressource est en grand danger actuellement, et les maigres sont au premier plan. Alors que l’on pêchait beaucoup de poissons de petites tailles avant, signe d’une bonne reproduction, ils sont maintenant très rares et on peut donc s’inquiéter très franchement pour les années à venir. Mais que faire ? Et bien commençons par relâcher un maximum de poissons, quand cela est possible.

Je ne vous interdis pas de vous faire plaisir de temps à autre avec un beau poisson mais tant que possible, il faut remettre à l’eau ! De plus, un poisson de 15 ou 30 kilos sera un excellent reproducteur mais n’aura pas vraiment d’intérêt à être gardé, à moins bien sûr que vous organisiez un mariage dans la semaine qui suit…

Cela peut paraître assez compliqué de relâcher un maigre, avant tout parce qu’on les pêche généralement assez profond et qu’ils sont gonflés en arrivant en surface. Mais ce n’est pas du tout un problème, il est en fait assez simple de relâcher des maigres. Il suffit pour cela d’avoir un vivier (ou à défaut un filet à poissons ou une grande bourriche que l’on mettra dans l’eau directement) et des seringues creuses achetées en pharmacie. Ces seringues coûtent 20 centimes pièces en pharmacie, pas de quoi se ruiner donc ! Il faut demander les plus gros modèles, comme ça l’air s’évacue plus facilement. Avec ceci, il ne reste plus qu’à planter la seringue dans le ventre du maigre, en glissant la pointe sous une écaille, à environ deux centimètres au dessus de l’anus. Il faut l’enfoncer entièrement et on dégonflera alors la vessie natatoire du poisson. En lui massant un peu le ventre, on le dégonflera entièrement et il se remettra dans le bon sens, comme si de rien n’était. Le trou créé se rebouchera très rapidement, en quelques jours sûrement, et les poissons survivent très bien à l’opération. Nous avons d’ailleurs repêché de nombreux maigres qui avaient une marque au niveau de l’entrée de l’aiguille, signe qu’ils survivent bien et qu’ils sont même aptes à se faire reprendre peu de temps après.

"Après la petite piqure, ils se remettent très bien et peuvent repartir après quelques minutes de repos dans le bac''

Enfin, pour les plus courageux, un shorty de plongée accompagné d’une paire de lunette pourra vous permettre de vivre un dernier instant avec votre poisson avant de le relâcher, parce qu’il n’y a rien de mieux que de nager au côté d’un maigre de 20 kilos, je peux vous l’assurer !! Vous pourrez l’aider à reprendre tranquillement ses esprits et quand il sera prêt à partir, il saura vous le faire savoir en accélérant le rythme, fantastique !

Mon plus grand bonheur cette saison n’a pas été de prendre un maigre de 25 kilos, mais bien de le voir repartir nonchalamment vers les abysses, laissant espérer qu’on le recroisera un jour…encore plus gros.

J’espère que tout ceci vous aura fait réfléchir et que si vous avez un jour la chance de toucher de jolis maigres, vous les relâcherez. Et pourquoi pas se mettre à l’eau avec pour les aider à repartir, c’est un spectacle fabuleux pour les yeux !

 

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